« Du nerf… »

« Du nerf pour la guerre économique »

Les entreprises françaises ont besoin d’effets de leviers financiers pour se développer et investir. Et il faut bien le dire, quand on regarde le paysage avec ces lunettes financières, il apparaît un peu gris. En interne comme en externe, les sources du nerf de la guerre économique sont en train de se tarir. Les entreprises françaises dégagent un niveau de profit trop faible freinant leurs investissements dans le développement commercial, l’international, l’innovation, les hommes et les machines.

Autour d’elles, on assiste à l’appauvrissement de l’État s’effondrant sous le poids de sa dette et de ses dépenses. Difficile d’espérer beaucoup de ce côté… même avec l’appui du Qatar.

Dans les banques, corsetées par les normes de solvabilité de Bâle 2 et 3 (que les Européens sont presque les seuls à respecter), les accords de crédit seront de plus en plus difficiles à obtenir et sélectifs.

Les grands systèmes sont bloqués? Contournons-les! À l’instar de ce qu’a lancé Réseau Entreprendre et de ce que pratiquent les Fonds d’investissement de proximité où des régions comme les Pays de la Loire ou l’Alsace, il faut créer une multitude de fonds prêts à investir dans les entreprises. Les syndicats patronaux, les fédérations professionnelles, les clubs pourraient être des acteurs efficaces d’une telle mobilisation. Il s’agit de faire appel à une sorte de » love money » élargie qui pourrait drainer une partie de l’épargne des Français. Quelques incitations fiscales assorties de garde-fous pour sécuriser les petits patrimoines pourraient mobiliser les épargnants.

N’attendons pas grand-chose d’en haut, jouons collectif, utilisons la puissance du nombre. Ces petits ruisseaux de l’épargne des Français pourraient former une marée de financement pour nos PME. Une sorte d’épargne du peuple, décentralisée, proche du terrain, pour soutenir le développement de nos régions et redresser notre pays.

22 clubs et réseaux d'entreprises se mobilisent